Home Influence du web 2.0 sur les pratiques journalistiques Les sites communautaires: nouvel outil des journalistes?
Les sites communautaires: nouvel outil des journalistes? PDF
Web 2.0 et pratiques journalistiques
Écrit par Sarah Rentmeister   
Lundi, 15 Mars 2010 14:15

 

 

 

logo twitterParmi les outils du Web 2.0 utilisés par les journalistes dans le cadre de leur travail, il y a la plate-forme de microblogging « Twitter » et bien sûr le réseau social « Facebook ». Le paysage des pratiques journalistiques semblerait changer sous l’influence de ces nouveaux instruments.

 

« On ne produira plus jamais de l’information comme avant », assure Damien Van-Achter, responsable de la gestion des réseaux sociaux à la RTBF. Par « comme avant », ce dernier entend bien entendu les années où les plates-formes sociales n’existaient pas ou du moins ne faisaient pas parler d’elles.

 

Le nombre de journalistes qui ont recours à Twitter reste encore minime au sein de la RTBF notamment. Damien Van-Achter forme alors les journalistes à la nouveauté : « Nous devons offrir au lecteur, à l’auditeur ou au spectateur ce qu’il attend de nous, c'est-à-dire une information en phase avec la nouveauté. L’auditeur a changé alors nous devons nous adapter », explique-t-il.

 

logo facebookCes différents instruments, résultats d’une accélération du web toujours plus importante, se retrouvent tous autour de plusieurs notions : la communauté, le partage ou encore l’information « en live ». Des éléments qui peuvent intéresser les journalistes et devenir des instruments de travail. Twitter ou Facebook semblent s’imposer comme des sources d’information. A noter dans ce cadre que Evan Williams, l’un des deux fondateurs de Twitter  annonçait sa volonté d’aider les journalistes, lors de la conférence annuelle de l’Online News Association (ONA) à San Francisco en 2009. Il a en effet listé les bénéfices de l’outil pour les journalistes et les médias tels que : rechercher des informations, trouver des sources, poser des questions… toutes sortes de fonctions qui témoignent d’une influence de ce genre d’outils sur les pratiques des journalistes.

 

Twitter ou Facebook permettent non seulement aux journalistes de repérer, de solliciter leurs confrères, de trouver des témoins ou des experts sur des sujets dont l’expérience des uns servira à celle des autres. Par exemple, lors du tremblement de terre à Haïti, nombreux sont les médias qui participent à ce qui s’échange sur le réseau Twitter. Pour les journalistes, il devient alors possible de trouver quelques témoins sur place. Par exemple, le journaliste radio haïtien, qui a été le premier à témoigner de la catastrophe, a été sollicité suite aux photos du séisme qu’il a envoyé sur Twitter.

 

Ces instruments deviennent aussi des vecteurs d’informations. « Twitter et Facebook sont des sources d’informations, leur potentiel est énorme pour les journalistes. Leur instantanéité est hors-normes, ce qui a des vertus mais aussi des écueils », explique Damien Van-Achter. Les pratiques journalistiques ont commencé à évoluer et à changer, du moins au sein de la RTBF et selon l’avis de Damien Van-Achter, après le crash de l’avion turc à Amsterdam fin Février 2009. Cet évènement aurait fait prendre conscience en interne que des instruments comme Twitter sont plus rapides que les agences de presse elles-mêmes.

 

Des pratiques toujours plus rapides, une accélération des informations et des instruments du Web 2.0 qui génèrent et deviennent des mines d’informations inédites. Johanne Montay l'a bien compris et use de cette pratique pour sa chronique « Montay en épingle ». Pour exemple, ce « tweet » piraté de Paul Magnette, ministre de l’énergie et du climat dont elle fait un article.

 

Les sites communautaires, tels Twitter ou Facebook, ont une influence incontestable dans les pratiques journalistiques. Ils représentent une manne d'informations « fraîches » et « abondantes ». Au journaliste de s'assurer et de relayer avec pertinence l'information...

 

Sarah Rentmeister