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En guise de conclusion... PDF
Web 2.0 et pratiques journalistiques
Écrit par Adrien Leleu   
Mardi, 16 Mars 2010 00:46


 

Si le Web 2.0 a une influence sur les pratiques journalistiques ? C'est indéniable ! Mais jusqu'à quel point est-il influent ? Les impacts, positifs et négatifs, sont multiples sur la profession de journaliste. Cependant, l'utilisation du Web 2.0 ne peut être que bénéfique aux médias, pour qu'ils n'oublient pas leur devoir de critique et de recoupement de l'information.

 

Par sa dynamique et sa rapidité, le Web 2.0 pousse le journaliste à adapter ses pratiques professionnelles. En effet, que ce soit au niveau de la collecte des informations ou de la capture d'images inédites, le journaliste est très souvent rattrapé, voire même dépassé, par l'internaute lambda. Twitter ou FaceBook, Dailymotion ou YouTube, le Web 2.0 est de plus en plus à la portée de tous et le partage d'informations est dorénavant l'affaire de chacun.

 

Mais cela ne va pas sans risque. Pour ne pas se laisser distancer dans la course au scoop, le journaliste est évidemment tenté de relayer au plus vite toute information qu'il aurait à sa disposition. Un "tweet" vite fait par ci, une capture de GSM par là, une dépêche Belga remise en forme... C'est tellement facile et rapide qu'il en oublierait de vérifier ses sources et de recouper l'information. Grave erreur : si le Web 2.0 est une mine d'or d'information, on y trouve aussi des mauvais cailloux !

 

Par ailleurs, grâce aux nombreuses pépites du Web 2.0, le journaliste peut désormais entrer en contact avec des témoins qu'il n'aurait pas pu rencontrer auparavant, découvrir des images que seules des équipes de reporter (et encore) sont capables de rapporter ou encore de déjouer les pièges de la désinformation distillés dans certaines dictatures... C'est une véritable fenêtre ouverte sur le monde.

 

Enfin, le Web 2.0 est aussi un immense forum où les idées et opinions s'échangent et se confrontent. Comme tout jeu démocratique, il est parfois sujet à des dérives et la frontière entre la modération et la censure est mince.  Les forums de discussion sur les sites des médias ne servent que d'indicateur de satisfaction du public, diront certains, ou de discrètes sources de revenus publicitaires, diront d'autres... Néanmoins, le Web 2.0 est, pour le journaliste qui s'y intéresse, un véritable baromètre d'une certaine partie de l'opinion publique.

 

Alors travail facile pour le journaliste paresseux ? Machine à scoops en tout genre ? Faux prétexte démocratique pour les médias ? Rien ne sert d'être aussi cynique : le Web 2.0 est avant tout le partage d'information entre internautes citoyens, au journaliste de s'en servir intelligemment et à bon escient.

 

Adrien Leleu